Cher Monsieur,

Il y a dix ans, la femme que vous aimiez (ou du moins, c'est ce que je veux croire) vivait les derniers jours, les dernières heures, de sa grossesse. Comment viviez-vous ces moments ? Etiez-vous heureux ? impatient ? Anxieux ? 

A l'aube des dix ans de ma fille, de cette enfant au sourire radieux, je veux aussi penser à vous, vous sans qui elle ne serait pas là aujourd'hui, vous sans qui je ne vivrais pas le bonheur d'être maman. En pareil moment, nos pensées de maman volent généralement vers celle qui a porté notre enfant, celle qui lui a donné la vie... mais aujourd'hui, c'est à vous que je pense. Je regarde mon cher et tendre, le papa de notre fille, et c'est à vous que je pense, Monsieur, vous qui avez insufflé la vie à ma fille, la vôtre aussi au départ. Je veux vous dire qu'elle est aujourd'hui une merveilleuse petite fille, rieuse et dynamique, volontaire et positive. Elle sait d'où elle vient, elle se construit peu à peu, en composant avec son histoire, elle nous étonne chaque jour, elle nous émerveille et nous rend heureux, et nous nous employons à l'aider à grandir, avec beaucoup d'Amour et les repères dont elle a besoin. 

Alors, Monsieur, si vous avez ces jours-ci une pensée pour elle, sachez le, elle est épanouie !

Quand elle soufflera ses bougies vendredi, mes pensées voleront vers vous et vers Elle, vers vous deux sans qui je n'aurais pas eu le bonheur de vivre ces moments. 

Soyez tranquille, elle va bien.