Sur le fil de notre histoire

22 juillet 2019

En beauté !

Il y avait longtemps que MaGrande ne nous avait pas offert une des perles de vocabulaire dont elle a le secret. La semaine dernière, elle était en vacances, avec son frère et ses grands-parents, dans le Sud Ouest. En fin de séjour, commençant sans doute à trouver le temps long sans nous (même si, en bonne ado qu'elle est, elle ne va pas le dire), elle m'a appelée penadnt 29 minutes, pour me raconter ses activités là-bas. 

Parmi les activités, il y avait l'acrobranche, qu'elle adore. Et elle me raconte : l'escalade, les tyroliennes, les marches instables, et ... la fin de parcours : 

"La fille qui nous guidait était très sympa et elle m'a proposé de finir par le saut de l'ange. Là, j'avais un peu peur, mais je me suis dit 'allez, je le fais, pour finir en grain de beauté' ". 

 

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17 juillet 2019

Flash Back

De mes 10 ans, je ne garde pas de véritable souvenir. C'est plutôt de mes 11 ans dont il me reste un souvenir ému : c'était dans l'avion, entre Bangkok et Sydney, et tous les français présents ce jour-là dans l'avion m'ont souhaité un bon anniversaire ; ça ne s'oublie pas !

De mes 20 ans, je garde le souvenir d'une très belle fête familiale, au cours de laquelle chacun des convives avait eu à coeur de m'offrir un cadeau qui me permettrait d'équiper mon studio strasbourgeois, puisque je prenais mon envol vers ma vie d'étudiante, à 500 kilomètres du nid. C'est amusant, je me souviens encore de la cafetière, offerte par ma grand-mère, et qui a rendu l'âme il n'y a pas si longtemps, et, d'un objet bizarre, en triangle, qui permet d'ouvrir les bocaux sans trop d'effort. Et ça, c'est ma petite cousine, qui avait alors 7 ans, qui me l'a tendu fièrement. Je m'en sers encore, et chaque fois, je pense à ces yeux brillants au moment où elle m'a tendu son cadeau !

De mes 30 ans, je me souviens surtout d'une soirée entre amis, au cours de laquelle mes émotions sont passées à plusieurs reprises du rire aux larmes ; le rire parce que j'étais heureuse simplement, et, parce que je rencontrais alors pour la première fois deux petits bouts qui venaient d'arriver d'Ethiopie dans leur famille-pour-toujours, et des larmes, parce que c'était une des dernières fois que je voyais (et nous le savions) une amie qui se battait contre ce satané crabe, qui avait ateint son foie ... 

De mes 40 ans, je garde le souvenir d'une très belle fête, avec famille et amis, tous déguisés pour l'occasion ... et je ne peux m'empêcher de penser à cet ami, qui, ayant oublié que c'était avec déguisement, est arrivé, en jeans et chemisette, avec un panneau accroché autour du cou "spécimen de picard du XXème siècle". Une trouvaille qui m'a tellement plu et qui lui correspond si bien ! 

De mes 50  ans, je garde le souvenir d'une bien belle journée, en famille, en petit comité, où mes parents nous recevaient, et ont cuisiné ce que j'aime, juste pour me faire plaisir ! Et surtout, c'est la première fois que j'ai fêté un anniversaire tout rond entourée de mes enfants, de cette famille que j'ai rêvée et espérée si longtemps ! 

Je suis désormais comblée, épanouie (je crois), et même si je ne supporte pas l'image que me renvoie mon miroir, je suis contente de celle que je suis ; de l'évolution de mon caractère, de mon indépendance, de mes certitudes comme de mes doutes, de ce que j'assume et de ce que j'aimerais changer, de ce que j'ai accompli et de ce que je rêve encore de faire, de ma capacité à me remettre en question chaque jour, mais aussi de celle de rester droite dans mes bottes, contre vents et marées, quand je sais où je veux aller. 

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08 juillet 2019

Douleurs

Il y a cinquante ans aujourd'hui, une petite brunette de 3,650 kg pointait le bout de son nez, après avoir fait souffrir sa mère depuis plusieurs jours, n'étant semble t'il pas pressée de sortir ! Il y a cinquante ans aujourd'hui, un homme était couché dans le lit de sa femme à la maternité, souffrant d'un terrible lumbago, alors que la future maman arpentait les quelques mètres carrés de ladite chambre, en espérant que cela ferait naître plus vite ce petit être qui tardait à arriver. 

Et puis, ... en fin de journée, après déjà quelques jours d'attente et de perfusion, 

me voici !

naissance publication blog

50 ans ont passé, j'ai grandi, mûri, puis vieilli, j'ai eu la chance de toujours faire mes choix, avec le regard bienveillant de mes parents, même si ces choix n'auraient pas forcément toujours été les leurs, même si les chemins que j'ai pris leur ont fait peur, les ont inquiétés. J'ai toujours été de caractère plutôt indépendant, ma route n'a pas toujours été rectiligne, j'ai parfois souvent pris des chemins de traverse, des options difficiles à appréhender  (surtout que je ne suis pas du genre "causant" pour expliquer mes choix, mes envies, mes sentiments), mais j'ai toujours su que mes parents étaient là, derrière moi, à côté de moi, et ils me le prouvent encore chaque jour, pour moi, pour mes loulous, et, je mesure la chance que j'ai !

Et voià, je suis quinqua pour de bon. Mais peu importe, l'âge ne fait rien à l'affaire, tout est question d'état d'esprit :

happy 50

 

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05 juillet 2019

4 ou 5 juillet 1987

Je ne saurais dire à quelle heure je me suis levée ce matin-là, mais je souviens juste que j'étais plutôt sereine. Dans la matinée, le stress est monté, je regardais ma montre toutes les cinq minutes ;  quand allait-elle appeler ? Le fait que 10 heures soient passées sans appel était signe d'une mauvaise nouvelle ? Que devais-je penser de tout cela ? La copie de philo était-elle si mauvaise ? 

A quelle heure le téléphone a t'il sonné ? Je ne sais plus, mais avant midi, c'est sûr : "allô, ma Chérie, c'est Tata, je suis arrivée au rectorat, c'est affiché. C'est bon tu l'as, avec mention bien !..." Je me souviens qu'elle a continué à parler, à me féliciter sans doute, à dire qu'on fêterait ça bientôt, qu'avec mon anniversaire qui arrivait, ce serait une belle fête, ... sans doute un peu de tout ça, mais je n'écoutais plus ; j'avais mon bac, avec mention bien, j'allais pouvoir entrer dans la classe prépa choisie, c'est tout ce qui importait à ce moment-là. 

C'est donc très zen que je suis allée au lycée ce soir-là, voir les résultats, mais surtout voir les copines, les amies, et nous réjouir ensemble, ... bon d'accord, aussi pour voir de mes yeux ces quatre lettres : "reçu", sur ce papier à lignes blanches et vertes, en attendant de recevoir le relevé de notes. 

Ce midi, en écoutant la radio, et en entendant ces jeunes exploser de joie, ou pleurer, à l'annonce des résultats, les souvenirs me sont remontés en mémoire et au coeur. Je ne saurais dire comment mes parents ont exprimé leur joie, je sais juste qu'ils étaient très heureux, qu'ils m'ont félicitée, qu'on a bu une coupe de bulles ensemble, mais je me souviens avec précision des larmes de mon grand-père paternel, des bras de ma grand-mère maternelle qui m'a serrée à m'étouffer, tant elle était heureuse. Pourquoi n'ai-je aucun souvenir de ce que m'a dit ma mère à ce moment-là ? Pourquoi n'ai-je aucune idée de l'endroit où était ma soeur ce jour-là ? La mémoire est vraiment une drôle de mécanique.

Et vous, vous souvenez-vous ? 

 

 

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03 juillet 2019

C'est l'été

Rassurez-vous, je ne viens pas vous parler de canicule, on en a assez entendu parler la semaine dernière... d'autant que chez nous (et ailleurs), il faisait très beau, chaud, mais avec de l'air, des températures nocturnes très correctes, donc pas de canicule. 

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Je passe ici pour vous dire que, cet été comme chaque année, le blog tournera au ralenti pendant deux mois. Je vais surtout passer du temps en famille, notamment tant que je ne suis pas encore en vacances, le soir, pour que les enfants aient quand même de quoi s'amuser avec nous. Puis, comme cette année, nous n'avons pas prévu de vacacances vraiment, à part sans doute une escapade en Alsace, nous ferons en sorte de découvrir un peu plus notre belle région (si, si, les Hauts de France recèlent bien des trésors !) et de nous amuser ensemble. 

Alors, à bientôt ! et bel été à toutes et tous !

 

 

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26 juin 2019

Une journée mémorable

Dimanche, nous avons célébré la Profession de Foi de notre Grande. Entourée de la famille, de ses deux plus proches amies, de nos amis. Ce fut pour moi et pour son père une très belle journée et je pense que la demoiselle a apprécié aussi. 

Voici un petit montage que j'ai reçu d'une des convives, et que je trouve très chouette, et qui résume bien cette journée très ensoleillée (mais pas trop chaude encore) :

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21 juin 2019

Pourquoi ? Comment ? Où ?

Depuis quelques jours semaines, un nombre incalculables de questions déferlent dans mon esprit embrumé par la fatigue, une forme d'usure que je ne maîtrise pas, le tout cohabitant avec une forme de sérénité globale, une nouvelle philisophie que je ne me connaissais pas ... alors, plutôt que de les garder dans un coin de ma tête, je me suis dit que j'allais en faire un petit post, au cas où cela vous parle aussi ...

Pourquoi faut-il systématiquement répéter les mêmes demandes et les mêmes questions un certain nombre de fois pour être entendue d'un(e) ado ? 

Pourquoi, en période de calme et de sourire du Loulou, suis-je sans cesse aux aguets, comme en période de calme avant la tempête ? 

Comment se fait-il qu'il faille souvent déployer des trésors de vocabulaire, de stratégie, de formules en tout genre, pour être entendue d'une équipe enseignante dès qu'on alerte que quelque chose se passe ? Que l'ado n'est pas bien, et qu'elle souffre, qu'elle subit des attaques verbales incessantes ? (ça semble aller mieux)

Comment se fait-il qu'un prof homme ne comprenne pas qu'une ado se mette à fuir s'il lui court après dans la cour pour "la faire parler" ? 

Pourquoi une bonne action (saluée par moi) de l'ado est-elle systématiquement suivie d'un reproche à mon égard, d'une bouderie ou d'une série de portes claquées ? 

Pourquoi est-ce que la vendeuse de la parfumerie a cru bon de m'offrir une crème anti-âge et une crème solaire pour femmes de 50ans et plus, dans les échantillons ? Est-ce que je fais mon âge à ce point ? Ai-je l'air d'une vieille ? Pourquoi est-ce que ça a fait mourir de rire l'ado ? (bon OK, moi aussi !)

Où trouve t'on l'énergie pour ajouter sans cesse des choses à notre emploi du temps, alors qu'on a l'impression qu'on est déjà au bout du rouleau ? 

D'où vient le fait que, même après une énorme bêtise du petit ou des mots qui font mal de l'ado, un simple sourire de leur part suffise à nous faire oublier l'origine du mécontentement ? 

Voilà une première série de questions-qui-ne-servent-à-rien. Si l'idée vous plaît, j'y reviendrai de temps en temps. 

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28 mai 2019

"On va y arriver"

Jamais cette phrase n'aura eu autant d'écho et n'aura provoqué autant d'émotion en moi ! Ces quatre mots, je les ai entendus hier midi, de la bouche de l'orthophoniste qui suit mon Loulou depuis plus d'un an (avant, il y avait eu près de deux ans avec une autre, mais non spécialiste des troubles de l'oralité, et que je ne remercierai jamais assez d'avoir eu l'honnêteté intellectuelle de nous dire qu'elle ne savait plus faire dans le cas de notre Loulou et qu'elle passait la main à quelqu'un de plus compétent qu'elle !). 

Après des moments de doute, de peurs incontrôlables de ne jamais y arriver justement, après des impressions de non-dit, après des moments de quasi-honte à devoir expliquer aux gens que "oui, il est non verbal aujourd'hui, oui, c'est long ; mais oui, il progresse, même si ce n'est pas assez vite par rapport aux standards dont on rêve, par rapport à ce qu'on voudrait que ce soit,..." ; et bien, oui, ces quatre mots m'ont mis les larmes aux yeux ! 

En résumé de notre entretien de fin de séance, voici ce qu'elle m'a dit de mon fils : c'est un warrior, il a une force et une volonté incroyable, une sensibilité à fleur de peau, une envie de toujours avancer phénoménale pour un petit bout de son âge et avec son bagage, il progresse à chaque fois, il renonce rarement ou alors juste par fatigue ou ras-le-bol momentané, oui, il râle parce qu'il s'affirme, mais c'est une qualité. Depuis, quelques semaines, les progrès sont impressionnants à l'oral, tant en grimaces qu'en sons"... 

Alors, tout n'est pas rose, il n'aura pas de prix d'éloquence demain matin, je le sais, il reste un long chemin à parcourir, mais je m'autorise enfin à croire que nous sommes sur un chemin et pas dans un tunnel ! Vous n'imaginez sans doute pas à quel point c'est dur de rester optimiste, face à lui, face aux autres qui posent tant de questions et doutent tellement, vous n'imaginez pas à quel point le sourire peut être forcé quand il faut affirmer qu'il est certes différent, mais qu'il va y arriver, sans que les larmes qui affluent derrière mes yeux n'aient envie de s'échapper et de couler sur mes joues, ... 

De fait oui, ce midi, dans la voiture, elles ont coulé derrière mes lunettes de soleil, le temps du trajet jusqu'à son resto - plaisir, M*D*, où nous n'allons qu'une fois de temps en temps, quand c'est moi qui l'emmène chez l'orthophoniste (car en général, c'est avec Mamie qu'il y va) ! 

Certes, ces progrès sur la route de l'oralité sont assortis d'une fatigue extrême, d'une hypersensibilité exacerbée à son maximum, d'une peur de l'abandon encore plus grande, mais quel bonheur malgré la fatigue que cela engendre pour nous aussi, malgré les phases de régression sur le reste... peu importe, IL VA Y ARRIVER ... et pour moi, là tout de suite, c'est tout ce qui compte !

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15 mai 2019

Pour que s'envolent les graminées...

A couper le souffle ! Avant-hier, je vous parlais du livre, aujourd'hui, en voici la présentation, faite par l'auteure elle-même : 

 

Bravo Nathalie, encore plus hâte de le lire !

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14 mai 2019

Semer des graminées

Plusieurs d'entre vous apprécient ma petite rubrique "lectures" sur mon autre blog. Récemment, je vous parlais du premier roman de Nathalie Longevial, une personne chère à mon coeur pour de multiples raisons. 

Aujourd'hui, j'ai besoin de vous, parce qu'elle a besoin de nous. En effet, pour que son prochain livre, auto-édité, ait une chance de figurer en version papier dans les librairies, et sur les plateformes de vente, il faut qu'elle ait eu cinquante pré-commandes avant le 12 juin, date de la sortie de son livre, dont voici la couverture : 

semerdesgraminees-cover-librinova

Vous voulez en savoir plus ? Voici ce que je peux vous en dire : 

 

4ème de couverture :

Papa a un cancer.

Papa a un cancer et tout le monde se doute de la fin. De toute façon, me direz-vous, il n’y a qu’une fin et à la fin on meurt.

Papa a un cancer et c’est comme si j’écrivais « papa va mourir ». Quand ? Bientôt ?

Papa a un cancer et c’est comme si j’écrivais « Papa est mort ». Déjà.

Ce livre n’est pas un roman. Il n’y a aucun suspens. Au début, vous connaissez déjà la fin.

Avec « Semer des graminées » l’auteure retrace avec poésie, émotion et amour les liens qui unissent un père malade à sa fille. Sans jamais tomber dans le pathos ou l’impudeur et en faisant preuve d’autodérision et d’humour, Nathalie LONGEVIAL retricote les non-dits et colmate les fissures d’une relation touchante. Dans un style incisif aux phrases courtes, un texte fort pour ne pas oublier de dire aux gens qu’on aime, qu’on les aime.

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Vous ne lisez pas sur liseuse ? Moi non plus !! Mais je l'ai commandé quand même, parce qu'il est en précommande au prix de 0,99 €, ici, et que, franchement, avec un prix papier plus tard de 11,90 €, ce n'est pas un souci d'acheter les deux. 

Si vous voulez en savoir plus, sur le livre, sur Nathalie, c'est par ici

Merci d'avance pour votre coup de pouce. 

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