Sur le fil de notre histoire

17 janvier 2019

Petits rats

Ce début d'année a sans aucun doute été encore plus chargé que les précédents. Je n'ai pas eu le temps de passer par ici. J'espère que la reprise s'est bien passée pour vous, et j'ai une pensée toute particulière pour deux d'entre vous, qui ont eu un début d'année difficile et bien triste.

Je reviens donc ce midi avec un petit montage de photos. Tous les deux ans, en décembre, un photographe pro vient à l'école de danse des enfants et fait des photos pendant les cours. Celles de cette année sont particulièrement réussies, et j'avais envie de vous faire partager un peu cette passion de mes loulous : 

danseurs 2018

Comme vous le voyez, ils sont concentrés ! 

J'espère avoir le temps de revenir bientôt par ici. 

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28 décembre 2018

En attendant la nouvelle année, ...

voeux montage

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17 décembre 2018

Zorro !

Hier soir, Camille rentre d'un week-end studieux / amusant chez une de ses amies. Elles avaient un exposé de techno à faire ensemble, et ont donc passé le week-end entier ensemble. Elle arrive à  la maison, ravie de son week-end, elles se sont bien amusées, et ont fini leur exposé et le reste des devoirs. 

Et elle conclut : il ne me reste plus qu'à travailler Zorro.

Moi : ....

Elle : ben si, tu sais, pour parler devant les autres, être à l'aise et tout ça. 

Moi : ah, .... les oraux ! 

Elle : oui, c'est ce que je dis, Zorro !

Moi : et tu l'écris comment ? 

Elle : comme Zorro : Z.O.R.R.O. C'est pas ça ? 

Moi  (éclat de rire) : non, c'est "les oraux", pluriel de "oral".

Elle : Ah, je me demandais aussi pourquoi Félicie parlait de Zorro !!! Je comprends mieux, et elle rit avec moi. 

 

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30 novembre 2018

un bilan, une constante

En fin de semaine dernière, j'ai eu la joie d'échanger longuement avec notre chargée de suivi MDM, à l'occasion de la fin de la troisième année de présence de notre Loulou. J'ai sincèrement apprécié ce long entretien, ces échanges, cet accompagnement, tant sur les points positifs que sur les doutes, les questions que nous nous posons, nos craintes pour l'avenir ... 

Odile (comme sa consoeur précédemment pour MaGrande), est une femme formidable, vraie, sympathique et cash, mais surtout elle a le sourire et sait trouver les mots pour nous réconforter, nous encourager. Cela fait du bien d'entendre que l'on a pris le bon chemin, surtout avec un Loulou comme Paul, quand on se demande si on a raison d'insister sur tel aspect, ou de lâcher-prise sur d'autres, quand on se demande si on en fait assez, ou trop, selon les domaines... 

A l'issue de cette heure et demie d'entretien, de l'envoi de photos, sa conclusion m'a donné la pêche pour la journée, voire pour un bon moment : "Christelle, vous savez, un truc ne ment pas, et vous montre que vous êtes une super Maman et votre mari un Papa au top : le sourire de vos enfants ! C'est une constante sur toutes les photos, sur mes échanges avec eux lors de nos rencontres. Continuez sur cette voie, écoutez leurs émotions et votre coeur et ils avanceront sereins dans leurs vies."

Je n'écris pas cela ici pour une mise en avant, mais juste pour dire à celles d'entre vous avec lesquelles j'ai pu échanger récemment et qui sont dans le doute, la douleur, le questionnement : "allez-y, allez de l'avant, écoutez votre coeur, vos émotions et celles de vos loulous. S'ils sont bien dans leurs baskets, peu importe les choses qui ne sont pas dans la norme, ils avancent !". 

Et je termine sur deux photos de mes schtroumpfs, prises à  l'occasion du troisième anniversaire de rencontre : 

camillettepaul

C'est vrai qu'ils ont le sourire !!! Et la casquette de Papy leur va bien ! Bisous, mes amours !

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28 novembre 2018

3 ans !

Vendredi dernier, nous avons célébré la troisième année de la rencontre avec notre Loulou. Notre oisillon tombé du nid a bien changé au cours des trois dernières années ! 

La photo-souvenir de cet anniversaire : 

23 noevmbre 2018

merci d'être indulgents, elle a été prise le soir, avec un téléphone, faute de mieux pour ce soir-là. 

Même s'il reste beaucoup de chemin à parcourir, même si chaque jour apporte son lot d'inquiétudes et de questions - ce n'est pas parce que je ne m'étale ici ou ailleurs sur mes interrogations qu'elles ne sont pas là, lancinantes, répétitives, ..., mais j'essaie de me concentrer au quotidien sur le positif, sur chaque pas vers l'avant -, je ne peux qu'admirer la force qu'il a fallu, et qu'il faut, à ce petit bonhomme pour avancer chaque jour, pour sourire, pour toujours faire des efforts pour s'adapter, apprendre, marcher puis courir et sauter... 

Bravo pour tout ça mon chéri. 

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26 novembre 2018

Rubiel e(s)t moi

Un double coup de coeur pour commencer la semaine, avec un livre que j'ai découvert il y a quelques temps grâce à Nathalie, et à un clip découvert ce week-end. Le livre, c'est celui de Vincent Lahouze : 

lahouze

 

Ce livre m'a happée dès les premières pages. Je l'ai lu au départ parce que le sujet m'attirait, sans savoir vraiment à quoi m'attendre. Je n'ai pas été déçue, l'écriture est très agréable, la construction m'a rappelée un de mes livres / auteur préféré, et je n'ai pas été surprise de le voir cité comme source d'inspiration dans les remerciements de V. Lahouze. Une très belle découverte pour moi, qui a raisonné en moi comme une forme de réponse à mille questions que je me pose, et que se poseront sans doute un jour mes enfants, de façon plus ou moins consciente, de façon plus ou moins détachée ou au contraire pleins d'une souffrance qu'ils ne comprendraient pas.

Et puis la semaine dernière, dans la newsletter d'EFA, j'ai découvert ce clip : 

J'ai visionné ce clip ce week-end, plusieurs fois, je dois dire. J'ai adoré. Je trouve le sujet très bien traité, l'idée du livre parfaitement rendue... bref, une seconce bien belle découverte que j'avais envie de partager. 

A bientôt.

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24 novembre 2018

Debout les femmes !

Je ne relaie quasiment jamais de message nationaux, mais aujourd'hui, je fais une exception, pour un mouvement ce jour contre les violences faites aux femmes. Cela me semble très important. 

En ce jour de grande marche contre les violences sexistes et sexuelles organisée par Nous Toutes le 24 novembre, et à deux jours de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, 39 musiciennes se sont réunies à l’initiative du duo Brigitte pour reprendre ensemble l’hymne du MLF. Très fidèle à l’originale mais modernisée en l’internationalisant -le mot “debout” est chanté en plusieurs langues pour un message plus inclusif- la chanson co-écrite en 1971 par une dizaine de femmes, dont Monique Wittig ou Antoinette Fouque, n’a rien perdu de sa force. Les bénéfices engendrés par le morceau seront reversés à la Maison des Femmes de Saint-Denis dont Inna Modja est la marraine.

 

Pour en savoir plus et découvrir la pochette de l'album faite par Inès Longevial, c'est ici.

 

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21 novembre 2018

Les quenelles

Il y a quelques années, 2 ou 3 pour tenter d'être exacte, un soir où je cherchais un truc rapide pour le repas du soir en faisant les courses, j'avais acheté des quenelles de brochet (en boîte, pas les meilleures bien sûr, mais c'était la rapidité qui primait). MaGrande n'a pas aimé du tout ! J'ai donc abandonné l'idée, même si j'ai été tentée plusieurs fois par des quenelles chez le traiteur, ou au rayon frais. 

Puis un jour, il y a un an et demi environ, MaGrande aperçoit, dans le rayon frais d'un magasin, quelque chose comme ça : 

front_fr

et me dit "oh maman, ça a l'air bon. On en prend pour essayer ?". J'ai souri et j'ai donc pris les "soufflés lyonnais" ainsi qu'une sauce. Elle a a-do-ré ! 

Donc, depuis, nous mangeons de temps à autre des "soufflés lyonnais" ! Ce fut le cas en fin de semaine dernière, les enfants se sont régalés avec des "soufflés aux cèpes" et des "soufflés au Beaufort", nappés de sauce aux morilles. Une fois le plat vide, MaGrande, voyant que son frère n'a pas fini son assiette, nous dit "je peux finir les quenelles de Paul ?" ... 

Fou-rire pour le reste de la soirée ... et oui, voilà un certain temps que MonZhom et moi nous évertuons à ne plus parler de quenelles mais de "soufflés lyonnais", et nous venons de découvrir qu'elle sait très bien que c'est la même chose !  

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19 novembre 2018

Ils étaient là aussi...

Il y a une dizaine de jours, nous célébrions le centenaire de l'Armistice. Un peu partout, de bien belles cérémonies ont eu lieu, et, notre commune n'a pas fait excpetion à la règle, en organisant une très belle après-midi. 

Pourtant, dans toutes ces célébrations, il m'a manqué quelque chose, ou plutôt quelqu'un, ... les chinois, travailleurs venus sur nos terres remplacer les hommes partis au front. 

Pour remplacer les hommes partis au front, la France et le Royaume-Uni ont fait appel à des travailleurs chinois sous contrat. Les travaux de l’historienne Ma Li apportent un nouvel éclairage sur cette histoire méconnue. Publié par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en 2012, financé par le ministère de la défense, l’ouvrage intitulé Les Travailleurs chinois dans la première guerre mondiale a été rédigé par vingt-trois chercheurs dans neuf pays, dont la France, la Chine, Taïwan, le Japon et le Royaume-Uni. 

Le 14 mai 1916, les autorités françaises et chinoises concluent un accord pour l’envoi de main-d’œuvre. Ce sont ainsi 36 975 Chinois qui furent envoyés en France dans les usines d’armement, les ports, les mines, les exploitations agricoles et les forêts. « Pour ce qui est du « Chinese Labor Corp », les travailleurs chinois recrutés par les Britanniques, nous disposons de chiffres contradictoires, explique Ma Li, maître de conférence à l’université du Littoral (Pas-de-Calais). Les sources anglaises font état de 93 000 travailleurs, les documents chinois de 100 000. »

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Quatre-vingts pour cent des travailleurs furent recrutés dans la région du Shandong, dans l’est de la Chine. Principale raison de cette préférence ? Leur robustesse. Les Britanniques avaient déjà recouru à leur service pour l’exploitation des mines d’or d’Afrique du Sud en 1903-1904. Weihai, le port de cette province, était d’ailleurs administré par les Anglais. Pour nombre de ces hommes, qui n’avaient jamais quitté leur village, le voyage de trois mois en bateau fut fatal. « Certains n’ont pas supporté le mal de mer. D’autres sont devenus fous, se sont jetés à l’eau. D’autres encore sont tombés gravement malades », précise Ma Li.

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Le trajet en mer Méditerranée était parfois semé d’embûches. Les paquebots n’arrivaient pas tous à Marseille, tel l’Athos qui fut torpillé par un sous-marin allemand le 17 février 1917, faisant 700 morts dont 543 Chinois. Ce désastre qui faisait suite à une dizaine d’attaques en mer contraignit les Français et les Britanniques à changer de route. Les travailleurs chinois traversèrent ensuite le Pacifique en bateau, le Canada en train, puis l’Atlantique. Arrivés au Havre ou à Dieppe, ils étaient dispersés dans toute la France. Les usines Renault, les mines de La Machine (Nièvre) et le port de La Seyne-sur-Mer (Var) furent des pourvoyeurs de cette main-d’œuvre. Du côté britannique, les Chinois étaient utilisés pour le déminage, la livraison d’équipements militaires, puis, après la guerre, pour le nettoyage des champs de bataille. « Les termes de l’accord sino-anglais n’ont pas été respectés. Le contrat stipulait que les travailleurs chinois ne devraient s’acquitter d’aucune tâche militaire, note Ma Li. Les Français ont également violé le contrat, dans la mesure où les Chinois travaillaient dans des usines d’armement ».

Les régimes contractuels étaient différents. L’accord signé avec la France prévoyait un recrutement pour une durée de cinq ans. Les travailleurs non qualifiés étaient payés 1,50 franc par jour (le kilo de pain coûtait 0,44 francs en 1914), les qualifiés (mécaniciens, artisans, interprètes), jusqu’à 6 francs. Le ministère des travaux publics mit des logements à disposition des différentes sociétés privées. Côté britannique, les travailleurs étaient embauchés pour trois ans. Les ouvriers non qualifiés étaient rémunérés 1 franc par jour, les qualifiés 1,50 franc. Les coolies étaient logés à Boulogne-sur-Mer, Saint-Omer, Calais et Dunkerque, dans des camps de travailleurs pouvant contenir jusqu’à 10 000 hommes. Ceux-ci n’avaient pas le droit de nouer des contacts avec la population locale. Les allées et venues étaient contrôlées. Malgré la présence d’environ 150 interprètes, d’importants problèmes de communication survinrent. « L’écrasante majorité ne comprenait pas les ordres donnés. Pour que les ouvriers se pressent, les officiers anglais hurlaient « Go ! Go ! », ce qui en mandarin veut dire « chien ! chien ! « . Cela a donné lieu à des grèves, à des incidents entre Chinois et Anglais », relate Ma Li.

Selon les autorités françaises, 1500 travailleurs chinois seraient décédés pendant la première guerre mondiale. Les Britanniques font état de quelque 2000 morts. Ce dernier chiffre prête à contestation. « Au moins  27 000 travailleurs chinois ont disparu sur les 100 000 recrutés par le Royaume-Uni, explique Ma Li. Que sont-ils devenus ? Le travail de recherche doit être approfondi. Une hypothèse pourrait expliquer cette disparition : les travailleurs chinois se trouvaient dans la zone des combats, beaucoup d’entre eux ont dû être tués, puis être enterrés sur place dans des fosses communes ». Plus d’un millier de coolies chinois sont enterrés dans dix-sept cimetières du nord de la France, entretenus par la Grande-Bretagne. Celui de Noyelles-sur-Mer (Somme) compte 843 tombes, celui de  Saint-Etienne-au-Mont (Pas-de-Calais), 150. En revanche, il n’existe pas de cimetière pour les travailleurs chinois, entretenu par la France.

(source : blog du Monde, ici)

Vous pourrez lire, si le sujet vous intéresse, bien d'autres choses ici, ou

Pour finir sur une note humoristique cet article, dans notre village et à notre façon, nous avons rendu hommage aux Chinois de la Grande Guerre, avec notre petit Poilu : 

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Tous les enfants présents ont été équipés de chasubles et de fusil en bois ou de gibecière, ainsi que d'un coquelicot ou d'un bleuet, que chacun a planté devant le Monument. 

 

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14 novembre 2018

Ton regard

Tes yeux se posaient sur nous avec tant de douceur, tant de bienveillance, depuis notre notre plus tendre enfance, puis même une fois adultes. Tu as fait partie de nos vies jusqu'en 2012, à peine as tu eu le temps de savoir que tu avais une nouvelle arrière-petite-fille, à l'autre bout de la terre, que tu as fermé les yeux. Elle n'aura pas eu la chance de connaître ce regard qui réchauffe, mais elle te connaît, malgré tout, tout comme son frère. 

1969 jullet bib chris pcs

1969, j'ai quelques jours, et déjà tu poses ton regard si doux sur moi, ta première petite-fille.

Oui, je leur parle de toi, comme de nos aînés disparus, ils connaissent vos tics, vos expressions, qui reviennent dans nos bouches parfois et les font rire ! 

Il y a quelques jours, "ton" Shadow nous quittait à son tour. Peut-être t'a t'il retrouvée, là où tu es désormais. J'aime vous imaginer tous les deux, lui ronronnant de plaisir sur tes genoux, ployant sous tes carresses, toi, si heureuse de cette présence à nouveau, de ce dernier chat que tu as tant aimé.

Penser à toi, à vous, me met du vague à l'âme, rend cette journée bien morose malgré le soleil qui perce le brouillard du jour. Bon anniversaire, Mamie !

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