Quand on adopte un enfant grand, on sait - avant même de le rencontrer - qu'il y a de fortes chances pour qu'il n'ait que très peu (voire pas du tout) tenu un crayon, ou été stimulé sur bien des points, et donc a fortiori dans le côté créatif. Notre puce n'a pas échappé à la règle, bien qu'elle ait été scolarisée quelques mois avant son arrivée chez nous. Elle connaissait une centaine d'idéogrammes chinois, et savait manier crayons, couleurs et ciseaux, ce qui constituait un atout non négligeable pour  sa scolarisation. 

De fait, l'apprentissage de l'écriture s'est faite assez facilement, à notre grand étonnement, et je dois dire (même si je ne suis pas très objective, je le reconnais) qu'elle a une assez jolie écriture. Pourtant, il n'en était pas de même en dessin, puisque nous en étions au stade des bonhommes têtards, au mieux. 

Aujourd'hui, les choses ont bien évolué, même si, en création pure, il reste encore un long chemin à parcourir. Pourtant, dès qu'elle  a un modèle, notre puce montre une application certaine à reproduire un dessin,  à s'en inspirer, et ses illustrations de poésies à l'école sont pour le moins inventives, pour peu qu'on lui déniche un modèle de ce qu'elle veut dessiner (vive gogol-Images dans ce cas !!). Récemment, elle a passé un stade, celui des proportions ! Je suis - très objectivement ... hum hum - épatée par ses dessins, copies de livres ou compositions de diverses images vues ça et là. Ainsi, l'autre jour m'a t'elle fait ce dessin : 

cochon qui chante

Précision de la demoiselle : ce ne sont pas des fautes sur le côté, c'est parce que le cochon chante dans son bain, alors il dit les mots plus longtemps ! La preuve, j'ai dessiné des notes de musique au-dessus ...

 

Suite à la lecture du livre "les graines magiques de M. Matisse", nous avons eu droit à ce dessin : 

selon matisse

Une fois de plus, nous observons que notre puce, en dessin comme dans tous les domaines, avance par pallier : pas d'évolution linéaire, mais des palliers franchis, souvent pendant les vacances, quand le cerveau est un peu plus au repos et peut prendre le temps d'assimiler correctement la  quantité d'informations dont il a été abreuvé pendant les semaines qui ont précédé... Les apprentissages restent sources de frustration pour nos loulous, ... tout est prétexte à leur rappeler (même sans que l'instit' ne s'en rende compte) leur différence... un mot prononcé est très vite interprété par nos petits et hop, tout le reste de ce qui est dit après reste bloqué à la porte de leurs  cerveaux... impossible d'assimiler ce qui est dit ensuite ! J'y reviendrai prochainement.